L’arrivée d’un bébé avec RCIU

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Je vous avais promis dans mon article sur ma grossesse d’un bébé avec RCIU (retard de croissance intra-utérin) que je vous raconterai les premiers moments avec mon bébé. Je vous propose donc dans cet article de vous parler de mon accouchement et des premiers jours avec ma petite fille.

Accouchement d’un bébé avec RCIU

Depuis le début du suivi renforcé de ma grossesse, on m’avait dit que cette surveillance était nécessaire parce qu’il arriverait sûrement un moment où le bébé serait mieux dehors que dans mon ventre : elle prendrait plus de poids et serait plus facile à surveiller. Ainsi, je m’attendais depuis longtemps à un accouchement avant le terme et éventuellement à un déclenchement.

L’objectif des médecins était d’attendre 37 semaines d’aménorrhée (SA) afin que le bébé ne soit plus prématuré. En effet, à partir de ce terme, les complications respiratoires sont plus rares, le bébé peut mieux réguler sa température corporelle, il a moins de difficultés à s’alimenter et les troubles digestifs ou neurologiques sont réduits. De même, il y a moins de problèmes de développement à moyen et long terme.

Lors de mon rendez-vous de suivi du 9e mois, à 36 SA + 4 jours, le gynécologue obstétricien m’a confirmé que l’accouchement serait sûrement déclenché au cours de la 37e SA. Cependant, l’équipe médicale n’était pas encore fixée sur la voie d’accouchement et le type de déclenchement.

Ce qui était sûr, c’est qu’à moins que le travail ne commence spontanément dans les jours suivants, un déclenchement ou une césarienne serait programmé. Aucune date n’avait été fixée lors de ce rendez-vous, le médecin souhaitant attendre les résultats de l’échographie à 37 SA pour cela.

Il m’a demandé quel type d’accouchement je souhaiterais et je lui ai répondu que mon projet idéal aurait été un accouchement par voie basse, mais que j’étais consciente qu’avec un petit bébé, cela peut présenter des risques. En effet, celui-ci peut ne pas bien supporter le déclenchement ou le travail (par exemple présenter des anomalies du rythme cardiaque au moment des contractions), ce qui nécessiterait une césarienne en urgence.

Lors de mon échographie à 37 SA, nous avons constaté pour la deuxième fois consécutive que le périmètre abdominal de ma fille stagnait et que son poids augmentait peu : selon l’estimation, elle avait pris 122 g en deux semaines, alors qu’à ce terme un bébé prend 150 à 200 g par semaine habituellement. La quantité de liquide amniotique, les mouvements fœtaux et les dopplers étaient quant à eux tout à fait normaux, de même que les derniers monitorings réalisés.

J’ai donc revu le médecin avec ces résultats. Après les avoir étudiés, il a décidé de programmer un déclenchement le lundi suivant, à 37 SA + 3 jours. Il m’a cependant bien précisé que ce serait un déclenchement très surveillé pour s’assurer que le bébé ne souffre pas et que, si c’était le cas, une césarienne serait réalisée dès les premiers signes de détresse fœtale. De plus, il m’a prévenue que l’accouchement pouvait être très long (jusqu’à 48 h avant que le travail ne commence réellement), donc je ne savais pas vraiment quand ma fille allait arriver. Compte tenu de ces éléments, nous avons décidé avec le papa qu’il me déposerait à la maternité le matin du déclenchement et qu’il reviendrait à la fin de sa journée et, s’il se passait quelque chose, je l’appellerai pour qu’il vienne au plus vite.

Salle accouchement bébé RCIU

Mon col n’étant que très peu modifié à ce terme, deux types de déclenchements étaient possibles dans ma maternité :

  • positionner un tampon contenant des hormones, les prostaglandines, contre le col afin qu’il se modifie sous l’action de ces hormones ;
  • positionner un ballonnet plein d’eau au niveau du col pour qu’il l’ouvre de façon mécanique, simplement grâce à la pression du ballonnet sur le col.

La modification du col entraîne généralement le déclenchement des contractions et le travail. Si cela n’avait pas suffi, on m’aurait ensuite fait une perfusion d’ocytocine voire une rupture artificielle des membranes de la poche des eaux.

Un bébé de petite taille supporte habituellement moins bien le déclenchement hormonal, donc c’est le ballonnet qui a été privilégié dans mon cas. Ainsi, je suis entrée à la maternité à 8 h, j’ai fait un monitoring pour vérifier que tout allait bien puis le médecin m’a posé le ballonnet et j’ai été sous monitoring tout le reste de la matinée. Les contractions ont peu à peu commencé, puis la poche des eaux s’est percée spontanément vers 12 h.

Mon bébé a plutôt bien supporté le début du travail. Il y a eu une petite diminution du rythme cardiaque le matin, mais la suite de la surveillance a montré que ça n’était que passager. J’ai donc arrêté le monitoring pour attendre que le travail progresse vers 13 h dans une chambre et pas en salle d’accouchement. Vers 15h45, alors que les contractions devenaient difficilement supportables pour moi, on m’a remis un monitoring et le premier commentaire de la sage-femme en l’observant a été « le bébé ne semble pas bien supporter les contractions ». J’ai eu un petit moment de stress, en me disant qu’il faudrait faire une césarienne en urgence et que je n’avais pas encore appelé le papa en me disant que le travail risquait d’être très long. Heureusement, ce dernier est arrivé à ce moment-là pour me rassurer et m’accompagner dans ces derniers moments avant la naissance. J’ai ensuite été très vite en salle d’accouchement, car à l’examen vaginal j’étais dilatée à 7 cm. C’est à ce moment-là que la sage-femme devait appeler l’anesthésiste pour qu’il me pose la péridurale. La suite a été très rapide : il y a eu moins de 15 minutes entre le monitoring réalisé en chambre et la naissance (alors que je me déplaçais lentement à cause des contractions et qu’il a fallu préparer toute la salle d’accouchement avant de commencer l’expulsion), l’anesthésiste n’as pas eu le temps de venir et je n’ai donc pas eu de péridurale.

Les premiers jours d’un bébé avec RCIU

Mesure de la glycémie et de la température

Parmi les choses à surveiller chez les petits bébés ou ceux nés en avance, il y a la glycémie et la température.

La glycémie est le taux de glucose dans le sang. Elle est vérifiée en prélevant un peu de sang, généralement sur le talon du bébé, et en l’analysant à l’aide d’un petit appareil portable, comme les diabétiques. Une glycémie normale indique que le bébé a les réserves en sucre nécessaires pour se développer, mais les petits bébés peuvent ne pas avoir stocké assez de glucose et présenter une hypoglycémie, c’est pourquoi la glycémie est contrôlée. Pour ma fille, cette mesure a été réalisée lors des trois premières tétées dans la chambre (soit jusqu’à environ 12 h après la naissance) et étaient bonnes. Si ça n’avait pas été le cas, ma fille aurait dans un premier temps été complémentée avec du lait enrichi et, si cela ne suffisait pas, elle aurait pu être intubée ou perfusée pour recevoir plus de sucre.

La température d’un nouveau-né est aussi vérifiée, car les petits bébés ont parfois du mal à la réguler. Celle-ci doit être comprise entre 36,5 °C et 37,5 °C, on parle d’hypothermie lorsqu’elle est plus basse et d’hyperthermie lorsqu’elle est plus haute. La température était prise à l’aide d’un thermomètre placé sous l’aisselle et la mesure a été effectuée après chaque repas (au moment de changer la couche et de nettoyer le cordon ombilical) pendant les premiers jours après la naissance, puis une fois par jour. Ma fille avait une petite tendance à l’hypothermie, alors bien qu’on soit en pleine canicule et qu’il fasse environ 30 °C dans la chambre, elle était très couverte (deux bonnets, un body, un pyjama et une petite brassière en laine puis une gigoteuse et parfois une couverture en plus lorsqu’elle était dans son berceau). Après quelques jours, elle présentait une bonne température.

Les vêtements

Vêtement 00 naissance et 1 mois bébé RCIU

En préparant mon sac de maternité, j’avais hâte d’y mettre les vêtements pour ma fille ! Cependant, ça n’a pas été évident. Je savais qu’elle allait être petite, mais quelle taille ferait-elle, comment faudrait-il l’habiller ? J’avais prévu plusieurs bodys et pyjamas en taille naissance (aussi appelée taille 0 ou encore 50 cm), mais je n’étais pas sûre qu’ils lui aillent.

J’avais aussi acheté quelques bodys et pyjamas en taille prématuré (aussi appelée taille 00 ou 45 cm), me disant que si elle était petite, elle risquait de nager dans du taille naissance. J’avais aussi vu dans les magasins la taille grand prématuré (aussi appelée taille 000 ou 40 cm), mais ça me semblait vraiment trop petit et je n’en ai pas pris.

Je ne souhaitais quand même pas en acheter trop, car j’avais entendu que certains bébés de taille normale (sans retard de croissance) ne mettaient pas ou très peu la taille naissance, donc je me disais que ma fille mettrait peut-être simplement un peu plus longtemps cette taille.

Finalement, lorsque ma fille est née, elle faisait 45,5 cm et j’ai pu l’habiller en taille prématuré, elle nageait même un peu dedans. Il a cependant suffi de quelques jours pour qu’elle remplisse bien ses vêtements et après deux semaines elle est passée à la taille naissance, puisque les vêtements prématuré étaient devenus trop petits ! Cette taille est devenue trop juste vers 1 mois et demi – 2 mois.

Pour l’anecdote, nous n’avions pas trouvé de bonnet de petite taille (ma fille avait un périmètre crânien de 32,5 cm à la naissance, alors que la moyenne est d’environ 35 cm, donc tous les bonnets étaient trop grands). Cependant, il était nécessaire de lui en mettre un, car la chaleur se dissipe beaucoup par la tête, le bonnet permet donc de mieux maintenir la température corporelle. Nous avons donc trouvé la solution de mettre deux bonnets l’un sur l’autre pour essayer de les faire tenir à peu près sur sa tête !

L’allaitement

Dans mon projet de maternité, j’avais envie d’allaiter ma fille pour lui faire bénéficier des bienfaits du lait maternel. Cependant, j’étais assez inquiète sur ce point, puisque j’avais vu que plusieurs éléments pouvaient rendre la prise du sein compliquée : la naissance avant le terme, le petit gabarit, le déclenchement de l’accouchement et la césarienne. Ainsi, avec un bébé né à 37 SA + 3 jours à 2,110 kg après un déclenchement, j’avais peur qu’elle ne prenne pas du tout le sein (même si j’avais échappé à la césarienne !).

J’ai rapidement été rassurée sur ce point, puisque peu après la naissance (le temps de faire ses soins et de la réchauffer un peu en couveuse pendant qu’on me faisait mes soins) elle a été mise au sein en salle d’accouchement et l’a tout de suite pris ! Elle avait un très bon réflexe de succion et a très bien bu.

Dans les jours qui ont suivi, j’ai continué à la mettre au sein. Ce qui était le plus compliqué, c’était de bien la réveiller pour lui faire prendre. En effet, les premiers jours, tous les bébés dorment beaucoup, et c’est d’autant plus vrai pour les petits bébés qui ont peu de réserves de glucose et dépensent donc le moins d’énergie possible. Elle était allaitée à la demande mais on devait en plus la réveiller toutes les 3 h pour lui donner à manger, jour et nuit, qu’elle soit réveillée ou qu’elle dorme.

Le premier jour, ma fille a perdu 90 g et le second encore 50 g. Cette perte de poids est normale tant que la mère n’a pas eu de montée de lait et tant que le bébé ne peut avaler que de faibles quantités à cause de la taille de son estomac (le colostrum, c’est-à-dire le premier lait, est ainsi très riche en nutriments, mais produit en faible quantité). Cependant, elle a été surveillée de très près pour un petit bébé, car sa perte de poids la faisait passer sous la barre des 2 kg. Jusqu’alors je n’étais pas stressée par le poids, mais à partir de ce moment-là, j’ai commencé à plus m’inquiéter pour la prise de poids et j’étais beaucoup moins sereine au moment des tétées.

L’équipe médicale a été surprise que le pédiatre ne demande pas de complémenter ma fille avec du lait artificiel après chaque repas dès la naissance étant donné son petit poids sachant que je n’y étais pas opposée. Cela a été mis en place à partir du deuxième jour. J’essayais d’abord de lui proposer les seins et lui donnais ensuite du lait artificiel à l’aide d’une seringue. L’utilisation d’une seringue plutôt qu’un biberon permettait en théorie d’éviter qu’elle ne fasse la confusion entre le sein et le biberon ou qu’elle s’habitue à la tétine qui permet d’aspirer le lait plus facilement.

Cependant, ce système de seringue n’est pas vraiment pratique et était une vraie source de stress pour moi. Ma fille prenait environ 5 mL, parfois 8 mL, alors que l’équipe médicale me disait qu’elle devait prendre au moins 10 à 15 mL. Je n’arrivais pas à bien gérer le débit de lait, ce qui fait que ma fille en recrachait souvent, et n’ayant pas le coup de main je mettais longtemps à lui donner une faible quantité (parfois 45 minutes pour 5 mL) donc elle s’endormait pendant le repas.

Une source de stress supplémentaire s’est ajoutée à partir du troisième jour : la montée de lait. Mes seins étaient alors plus volumineux et tendus et mes mamelons plus durs, ce qui a fait que ma fille a commencé à avoir du mal à téter. Elle essayait, mais s’agaçait, secouait la tête, prenait le mamelon en bouche sans réussir à téter… Je ne prenais plus aucun plaisir à mettre ma fille au sein ou à la nourrir à la seringue.

Un soir, alors que j’étais complètement désemparée, l’équipe médicale m’a donné un biberon à la place de la seringue et ma fille a très bien mangé. J’ai alors compris que je me cassais bien la tête à complémenter ma fille avec une seringue et pas avec une tétine et j’ai regagné en sérénité en donnant le biberon.

Puisque j’avais eu ma montée de lait, la sage-femme m’a aussi proposé de tirer mon lait plutôt que de donner du lait artificiel à ma fille. J’ai aussitôt essayé et adopté ce système : toutes les 3 h, je tirais mon lait puis le proposais à mon bébé. J’avais aussi des biberons d’avance au réfrigérateur pour lui donner directement sans attendre de tirer mon lait pour les fois où elle était trop impatiente.

Allaitement tire lait bébé RCIU

Mon projet d’allaitement était de pouvoir donner mon lait à ma fille, mais pas forcément de la mettre au sein, et le tire-lait était parfait puisqu’elle ne prenait plus le sein. Les biberons avaient aussi l’avantage de me permettre de voir la quantité de lait qu’elle buvait (donc de réduire encore le stress lié à l’alimentation) et de permettre au papa de participer aux repas.

J’ai donc trouvé notre équilibre en tirant mon lait et en le lui donnant au biberon. Le médecin m’a fait une ordonnance pour un tire-lait à louer pendant toute la durée de l’allaitement et j’ai donc été en pharmacie en chercher un dès la sortie de la maternité (en plus c’est remboursé par la sécurité sociale).

L’arrêt de la mise au sein n’a pas du tout été une frustration pour moi. Cependant, quelques semaines plus tard, alors que ma fille s’impatientait en attendant son biberon, je l’ai même remise au sein, qu’elle a pris sans aucun problème même si je ne le lui avais pas présenté depuis plus de deux semaines ! Malgré ça, je ne souhaitais pas revenir au sein, mais ça me permettait occasionnellement de le lui proposer dans une ambiance sereine pour nous deux afin de partager un moment privilégié.

La prise de poids

Comme vous l’aurez sûrement compris dans le paragraphe précédent, la prise de poids de ma fille a été l’une des inquiétudes principales de l’équipe médicale… Et donc de moi aussi ! Avant que nous ne sortions de la maternité, ma fille était pesée tous les jours pour surveiller qu’elle ne perde pas trop de poids puis qu’elle en reprenne rapidement.

Pour tous les bébés, qu’ils soient petits ou pas, les médecins estiment qu’ils peuvent perdre jusqu’à 10 % de leur poids de naissance dans les premiers jours de vie (en général jusqu’à ce que la mère ait sa montée de lait) avant d’en reprendre. Comme ma fille est née à 2110 g, elle pouvait donc perdre jusqu’à 211 g et descendre à 1899 g.

Elle n’a perdu de poids que les deux premiers jours et est descendue à 1970 g, elle était donc encore assez loin de la limite à ne pas atteindre. Et heureusement, parce que lorsque j’ai vu le pédiatre le troisième jour, ce dernier m’a dit que, si elle n’avait pas repris de poids (20 g dans mon cas), il l’aurait envoyée dans le service de néonatalogie pour la nourrir avec une sonde…

À la sortie de la maternité, le cinquième jour, ma fille était repassée au-dessus des 2 kg (2070 g). La puéricultrice nous avait demandé de revenir deux jours plus tard pour la faire peser, et elle avait alors dépassé son poids de naissance (2140 g). Suite à ces contrôles, j’étais complètement rassurée concernant la prise de poids.

La caisse d’assurance maladie propose un service aux jeunes parents : le prado (programme de retour à domicile), pour accompagner le retour au domicile. Les personnes qui le souhaitent peuvent ainsi recevoir une sage-femme chez eux dans les jours suivant le retour de la maternité, pour contrôler la santé de la maman, du bébé et poser certaines questions si besoin. J’ai pu bénéficier de ce service et la sage-femme a pu peser ma fille, qui avait encore pris 95 g en trois jours chez nous. La prise de poids était donc bien lancée et elle avait un très bon rythme de croissance.

J’ai aussi pu me rendre à la protection maternelle et infantile (PMI) afin de faire à nouveau peser ma fille, une semaine plus tard. C’est un service présent dans de nombreuses villes et auquel on peut accéder avec ou sans rendez-vous selon les endroits. Ma fille avait continué sur un bon rythme de croissance et a même dépassé les 3 kg avant son premier mois.

Courbe prise poids bébé RCIU

Je n’avais pas souhaité acheter ou louer un pèse-bébé pour la peser à mon domicile. Me connaissant, j’aurais eu tendance à en abuser et à la peser trop souvent, ce qui aurait été une source de stress. Je savais que je pouvais aller sans rendez-vous à la PMI de ma ville du lundi au vendredi pour la peser et c’était pour moi suffisant. Je pense que si j’avais donné le sein et pas le biberon, mon point de vue aurait été différent, parce qu’il est alors plus difficile de suivre les quantités bues et j’aurais eu besoin de me rassurer en la pesant plus régulièrement (sans aller jusqu’à la peser avant et après chaque tétée pour savoir combien elle avait bu).

Voilà qui conclut cet article sur les premiers jours avec un bébé présentant un retard de croissance pendant la grossesse. J’espère que le partage de mon expérience vous aura été utile ou vous aura au moins intéressé ! Si vous avez déjà eu un enfant, comment se sont passé les premiers jours avec lui ? Une surveillance particulière a-t-elle dû être mise en place ? Et si vous n’avez pas encore d’enfant, connaissiez-vous ce suivi et les particularités pour un petit bébé ? N’oubliez pas de laisser un commentaire.

Ursuline

Sources texte :

Expérience personnelle

Sources images :

Photos 1, 2 et 4 personnelles

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8 réflexions sur “L’arrivée d’un bébé avec RCIU”

  1. Oh mon dieu. Cela devrait être stressant… quand je pense à tous les soucis «inverses» que j’ai eu («macrosomie foetale» pour ma part, bébé au dessus des courbes, née avec 10 jours d avance pour 3.990 kg).
    Moi justement, j’ai même pris du 3 mois à la maternité, avec du 1 mois (52 cm à la naissance mon jamboneau !), elle a aussi perdu du poids (tombée à 3.8) mais on n’était pas extra inquiets. Au contraire, les SF voulaient la limiter en terme de nourriture (à sa naissance elle a pris 10mL !), au bout de 3 jours elle prenait déjà 70 ! Un glouton ! Et au final, ça s’est estompé avec le temps car là, elle a un IMC presque trop bas (mais elle est très active, marche beaucoup sans poussette, et surtout, elle est grande)’ . Merci pour ton témoignage !

     
  2. Bonjour

    Merci pour vos précieux témoignages détaillés , cela rassure quant à la prise en charge d un bébé RCIU.
    Celait fait maintenant 1 an et demi que vous avez ecrit cet article. Votre fille a t elle rattrapé son retard de croussance depuis, garde t elle des sequelles notables de cela?

     
    1. Bonjour,

      De rien pour le témoignage !

      Ma fille a maintenant un peu plus de 2 ans et demi et elle est en parfaite santé. Elle a toujours été dans le bas des courbes de taille et de poids, mais elle a toujours suivi sa courbe voire regagné un peu. A 2 ans et 9 mois, elle pèse 11,1 kg et mesure 91 cm environ et se développe parfaitement bien. RAS de particulier ! Elle marche depuis 15/16 mois, le langage a explosé depuis qu’elle a 2 ans, elle dessins très bien (en remplissant « dans les formes », même si elle ne remplit pas toute la forme), compte jusqu’à 10, connait les couleurs, comprend et répond à pas mal de consignes simples (chercher un ingrédient pour une recette, mettre ses chaussures ou son manteau, aider à ranger, prendre sa douche sous notre surveillance…). Bref, aucune séquelle !

       
  3. Bonjour,
    Rassurant votre témoignage, declanchement dans une semaine et 3 jrs pour ma pars (39sa), bébé de petite taille, un peux stressée honnêtement, mais confiante après la lecture de votre expérience personnelle. Le stress de la césarienne est effectivement la principale source de peur, ou même que ma fille subisse des complications. Je croise les doigts malgré tout.

    Je te remercie vraiment d’avoir partagé ton expérience, mine de rien sa permet de voir un côté positifs à cette situation.

     
  4. Bonjour

    Je me permets de revenir sur ton article car à mon tour, j ai accouché d un bébé dit de petits poids. Cependant , le diagnostique de rciu n a jamais été posé. En effet depuis le début on m a parlée de petit bébé sous le 10eme percentile, donc à surveiller. Tantot aubdessus , tantot en dessous, toutes les 2 semaines ont été un vrai examen du bac dans la salle d échographie. Une césarienne a été programmée à 37 semaines SA. Elle est née ààà 45.5 cms pour 2kgs540 avec un.peu d oedème. Mon bébé a fait une détresse respi et est resté 3 jours en surveillance avec un appareil qui apporte un peu d air ( pas de l.oxygene mais de l.air). Au bout de 3 jours elle a tout arraché et l equipe médicale s est rendue compte qu elle.respirait seule et tres bien. Au 6 eme.jour nous avons quitté la maternité apres être passées par le.service d alimentation. On y a appris la tétée, je confirme qu un bébé de petit poids, s endort très vite mais il faut insister et le stimuler toutes les 3 heures. Avant cela, elle a été quand meme nourrie à la sonde 15ml tputes les 3heutes puis à la seringue vers le 4eme jour. Elle a eu très vite un bon réflexe de succion qu elle a appris avec la seringue. En sortant de la.maternité j6 elle était à 2kg400. 1 semaine plus tard elle était à 2kg570. J ai alterné entre le sein et 1 biberon de lait tiré le.soir, pour verifier les quantités qu elle buvait car je trouvais qu elle ne.grossissait pas trop. Elle a bu environ 30ml à 40 ml toutes les 3 heures dans sa 3eme semaine. Avec parfois quelques pics plus importants. Dans.sa 4eme semaine on.est plutot à 50 ml voir 60 parfois toutes les 3h. J ai remarqué une evolution rapide du comportement face aux tétées, elle réclame avec ferveur et ne s endort plus, elle a meme.les.yeux ouverts parfois pendant les tétées et c est un pur bonheur de pattager ce moment au sein avec elle. Elle réclame toujours avec impatience le sein et aime bp moins quand je lui tends le biberon. Mais elle le.boit quand même mais ce n est pas pareil pour elle. Je pense qu a 1 mois elle frole les 3kgs, étant née à 37SA . Je me.dis que 3kgs c est son poids  » à terme » car cela lu aurait fait 41SA. Ça reste un petit bébé sur sa courbe, je pense qu on surveillera son poids et sa taille longtemps.

     
  5. Joëlle j’espère que tout s’est bien passé pour vous à la naissance de votre enfant et qu’il va bien !

    Rery ERYE bon courage si c’est ce qui vous est arrivé !

    Lmie le diagnostic n’est effectivement pas toujours posé et parfois un bébé ralentit beaucoup sa croissance en fin de grossesse ce qui donne un petit bébé. C’est ce qui est arrivé pour ma 2e : estimée 70e percentile à la T2, puis 40e à la T3, elle est finalement arrivée à 41SA+2 à 2,730 kg, donc petit gabarit qui a ralenti sa croissance à la fin. Mais tout va bien pour elle aussi ! Les débuts ne sont pas toujours simples, mais ces petits bébés sont costauds et grandissent généralement très bien, on les voit vite évoluer !

     
  6. Bonjour,
    Merci pour vos articles qui m’ont aidés a comprendre pas mal de choses sur ce petit monde qu’est la bébé RCIU, actuellement enceinte d’une petite Nénette RCIU a 32 SG et maman d’une première fille qui n’était pas non plus de gros gabarit mais non etiquetée RCIU puisqu’elle suivait bien sa courbe est fleurtait gentiment avec le 10eme percentile!
    Votre témoignages m’a été vraiment intéressant et m’a aidé à y voir un peu plus clair sur certaines informations puisque je commence seulement tout le protocole qui tourne autours de l’arrivée d’un bébé de « trop » petit gabarit!!
    Merci a vous et bonne continuation!

     

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