Les genres de mangas

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Puisqu’il existe des mangas pour tous les goûts, la question n’est donc pas de savoir si vous allez les aimer, mais plutôt de savoir ce que vous voudriez lire ! Après un article de présentation générale des mangas, je vous propose un descriptif des genres pour mieux cibler votre prochaine lecture avec, à la clé, de nombreux exemples.

couverture manga one piece

Un raccourci marketing est volontiers fait :
shojo signifie « jeune fille » en japonais, les shojo seraient donc destinés uniquement aux collégiennes et lycéennes ;
shonen signifie « adolescent », les shonen seraient donc destinés uniquement aux jeunes garçons ;
seinen signifie « jeune homme », les seinen seraient donc destinés uniquement aux jeunes adultes masculins.

Par exemple, le shojo Banana Fish de Akimi Yoshida, paru pour la première fois en mai 1985, ne correspond plus du tout au genre actuel des shojo. Grand classique de l’histoire des mangas, il possède un scénario digne d’un seinen à cause des guerres des mafias et des coups d’États autour d’une drogue, employée comme arme militaire. Malgré des relations sentimentales soignées entre les personnages, ce manga est d’une extrême violence et comporte des propos très crus, à déconseiller au jeune public.

En réalité, ce rangement dans ces catégories permet de préciser la première cible éditoriale d’un manga. Or, bon nombre d’entre eux sont lus par un public très large regroupant garçons, filles, hommes et femmes.

Autre exemple, le shonen One Piece de Eiichiro Oda, prépublié en 1997 au Japon et toujours en cours de parution (au Japon et en France), raconte l’histoire de Luffy, jeune garçon en quête du trésor appartenant au défunt seigneur des pirates : Gold Roger. Son but ? Devenir à son tour le seigneur des pirates. Pour y parvenir, il mène un équipage de pirates à travers de nombreuses aventures, toutes plus variées les unes que les autres. C’est un véritable succès pour ce mangaka : de 2000 à 2015, 70 tomes sont parus, et l’objectif est d’approcher la centaine, ce qui signifie encore de longues heures de plaisir à venir !

Fort heureusement, vous pouvez lire de tout sans vous soucier de sa catégorie, la différence tient dans le scénario des mangas, les sujets traités et la façon de les aborder. Beaucoup de mangas sont à cheval entre plusieurs genres, ne pouvant être définis par un seul.

Genres de mangas : le shojo

Le shojo se reconnaît assez facilement à ses dessins : les personnages ont les traits plus doux, plus fins, plus détaillés, et leurs yeux sont souvent grands et expressifs par rapport aux décors, qui sont très souvent succincts et peu détaillés ou peu mis en valeur.
Les histoires, quant à elles, proposent souvent des personnages introvertis, dont la personnalité sera aisément « compliquée » avec des indécisions, de la timidité… Les rapports entre eux peuvent être édulcorés ou comiques, mais ne sont que rarement immoraux ou violents.
Les sujets abordés le seront superficiellement, c’est-à-dire que nous n’aurons pas le récit détaillé d’une aventure, par exemple. Les thèmes évoqués peuvent être la nourriture, les animaux, le travail ou les études, sur un fond souvent plus poétique que dans les shonen.
Largement vu comme le genre niais à l’eau de rose, il ne manque pourtant pas de fantaisie !

Quelques exemples de mangas genre shojo :

  • J’aime les sushis de Ayumi Komura, paru pour la première fois en manga relié au Japon en octobre 2005 et en France en novembre 2010. Elle raconte l’histoire de Hanayu Ashitaba, jeune lycéenne descendante d’une grande famille de pâtissiers et devant reprendre le flambeau. Son but : épouser Hayato Hyuga, lycéen du même lycée professionnel Oikawa, option Cuisine. Elle l’aime ? Bien sûr que non, elle rêve d’être maître sushi ! Et ça tombe bien, Hyuga est fils d’un célèbre maître sushi. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que lui rêve d’être… pâtissier ! Je ne suis qu’au tome 1 et j’accroche plutôt bien, on entre directement dans l’intrigue et on apprend plein de plats japonais. Par contre, je vous déconseille de lire ce manga quand vous avez faim…

couverture manga rg veda

Pour contrecarrer l’image de manga puéril, voici un autre exemple de shojo, loin d’être fleur bleue, lu par des femmes comme des hommes et très reconnu :

  • Le shojo RG Veda du groupe de dessinatrices CLAMP (sept membres ont contribué à ce manga) dont le titre fait référence aux côtés mystiques des textes sacrés hindous : les Veda.
    Le groupe de dessinatrices CLAMP est connu depuis les années 90. Elles écrivent principalement du shojo mais se sont essayées à tous les genres et ce fut souvent un succès ! Autrefois composé de dix membres, le groupe passe à sept durant la publication de RG Veda et est aujourd’hui composé de quatre membres. Un des deux thèmes récurrents de leurs écrits est « la douleur et sa subjectivité » : comment comprendre la souffrance sans avoir vécu la vie d’une personne et sans être dans sa peau ? L’autre thème récurrent est celui du destin : est-il écrit ? Peut-on changer le cours du temps et choisir son avenir ?
    RG Veda est le premier manga réellement reconnu du groupe CLAMP. L’histoire est du genre fantastique : la paix inonde la galaxie, les dieux règnent sur le ciel et la terre, et les hommes vivent sous l’ère de l’empereur des dieux, qui règne sur le royaume des Cieux. Mais un jour, le dieu-guerrier Taïshaku-Ten provoque une rébellion et sème le chaos, une liseuse d’étoiles révèle une prophétie, un enfant doit être protégé et un groupe rebelle tente de vaincre le nouvel empereur-tyran. Le graphisme de ce manga est, selon ses adeptes, à couper le souffle.
    Malgré la description du shojo, qui est souvent dite insipide, RG Veda transporte ses lecteurs de façon totalement inattendue, allant des histoires d’amours complexes aux scènes dramatiques en passant par de véritables boucheries sanglantes.

Convaincu par les mangas grâce au genre shojo ? Pas encore ? Alors passons au shonen.

Genres de mangas : le shonen

À l’inverse du shojo, dans un shonen, les personnages sont en quête de connaissances, de découvertes et d’aventures ! La notion de bien et de mal y est plus présente, le (ou les) héros a un idéal à atteindre. La multiplicité des personnages, des compagnons de voyage poursuivant un but similaire et plusieurs sujets tels que l’amitié, la détermination et la justice se retrouvent dans ces mangas. Le contenu y est assez simple, les sujets tabous ou sensibles sont cachés, mais le contenu n’en reste pas moins direct et explicite, avec peu de sous-entendus, contrairement au shojo.

Quelques exemples de mangas genre shonen :

  • Le shonen Young-GTO de Tōru Fujisawa, prépublié en 1991 au Japon, raconte la jeunesse d’Eikichi Onizuka et de son meilleur ami Ryuji Danma, les deux brutes épaisses du lycée qui ne pensent qu’à une chose : conclure avec les filles. L’histoire est avant tout comique, agrémentée de combats et d’histoires d’amour.
    Lui fait suite le shonen GTO du même auteur (Great Teacher Onizuka), pré-publié pour la première fois en 1997 au Japon, qui reçoit le Prix du manga de la catégorie shonen en 1998. L’histoire est toujours celle d’Eikichi Onizuka quelques années plus tard, alors qu’il a 22 ans, sans pour autant avoir pris en maturité. Pour « conclure » plus facilement, il décide de devenir professeur et est alors affecté à une classe dite difficile, connu pour faire craquer moralement ses professeurs. Vous l’avez bien compris, ses élèves vont lui en faire voir de toutes les couleurs !

couverture manga silver spoon

Après vous avoir présenté One Piece en début d’article et GTO juste au-dessus, voici un autre genre de shonen, encore bien différent des deux premiers :

  • Le shonen Silver Spoon de Hiromu Arakawa, publié en France depuis 2013 et toujours en cours de parution. L’histoire est celle de Yûgo Hachiken, néo-lycéen, qui choisit de faire un lycée agricole, pensant qu’être brillant aux examens serait facile. Malheureusement, il va découvrir un monde qui n’est pas le sien, celui des agriculteurs-éleveurs. Ce manga a eu beaucoup de succès dès sa sortie au Japon et il fourmille d’informations concernant le mode de vie des agriculteurs et le monde de l’équitation.

Un peu trop simple pour vous tout ça ? Vu et revu ? Si ce n’était toujours pas la bonne, mais voilà le seinen !

Genres de mangas : le seinen

Le seinen est la version plus adulte du shonen. Il traite de sujets plus réels et plus graves, sans oublier le côté aventure, abordant des thèmes propres au genre : l’alcool, le sexe, le voyage, etc. Leurs univers sont souvent plus sombres. La censure y est rare, le but étant d’être le plus proche possible de la réalité.

Quelques exemples de mangas genre seinen :

Couverture manga Vagabond

  • Le seinen Vagabond de Takehiko Inoue, prépublié en 1998 et toujours en cours de parution au Japon et en France, est une interprétation libre du roman Musashi d’Eiji Yoshikawa, qui relate la vie fictive de Musashi Miyamoto (1584-1645), un samouraï légendaire. Shinmen Takezo, de son nom dans le manga, est un paysan, un bouseux même. Il décide de suivre la voie du sabre et devient alors un ronin, c’est-à-dire un sabreur sans maître (à la différence des samouraïs), pour être le meilleur. Au fil des tomes, on peut suivre l’évolution psychologique du héros. Ce manga contient des scènes violentes, sans censure, mais nécessaires à la métamorphose du personnage. Pour cette raison, cet ouvrage n’est pas conseillé à de trop jeunes lecteurs. Enfin, si vous ouvrez ce manga, le premier constat que vous ferez est que le graphisme est absolument sublime.
  • Nous pouvons aussi trouver le seinen Bride Stories de Kaoru Mori, publié en format relié depuis octobre 2008 au Japon et juin 2011 en France. Cette romance dramatique et historique raconte les aventures de deux nouveaux mariés : Amir, jeune femme du clan Hargal, 20 ans et Karluk, jeune garçon du clan Eihon, 12 ans. À travers leurs chroniques, l’auteur nous transporte en Mongolie du XXe siècle et nous plonge au cœur des traditions et des coutumes locales, avec pour fil conducteur les mœurs maritales, si éloignées des nôtres. Un autre point fort de ce manga est, lui aussi, la qualité de son dessin : d’une finesse et d’une précision incroyable, sur les personnages comme sur les paysages, il finira par vous transporter bien loin de l’Occident du XXIe siècle. À ce jour, sept tomes sont parus en France.

Genres de mangas : les autres genres

Je vous ai présenté ici les trois catégories les plus connues et vendues en France, mais sachez qu’il existe énormément de catégories de mangas :
– Le kodomo (destiné aux jeunes enfants) comme Hamtaro de Ritsuko Kawai, publié en 1997 au Japon, plus connu sous sa version anime en France (dessin animé japonais), qui raconte les aventures du hamster et ses amis.
– Le josei qui cible plutôt les jeunes femmes adultes. Il s’inscrit dans la continuité du shojo mais traite plutôt de la place de la femme dans la société, la vie d’adulte, les soucis du quotidien, la vie de couple, la quête d’indépendance, etc. Il est plus riche en possibilités et en périodes de vie abordées que le shojo, les intrigues sont plus sérieuses et plus complexes tout en gardant un côté très psychologique (et parfois dur et cru :  « Le prince charmant n’existe pas, ce n’était qu’un coup d’un soir  »). D’une manière générale, ce manga est moins idéaliste que le shojo.

Chaque catégorie peut contenir elle aussi des sous-catégories, décrivant plus précisément le contenu des mangas :
– Le shojo magical girl, où les héroïnes possèdent des pouvoirs magiques comme dans Sakura chasseuse de cartes du groupe de dessinatrices CLAMP, prépublié en 1996, raconte l’histoire d’une jeune collégienne ayant libéré des cartes magiques en brisant le sceau d’un livre et devant les retrouver ;
– Le yaoi, sous-catégorie du genre josei, est une histoire d’amour (ou uniquement de sexe) entre hommes.

Bref, le monde du manga est un monde vaste qui ne demande qu’à être découvert ! L’anagramme des genres et des sous-genres n’est pas très utile à connaître, car comme vous l’avez vu, le contenu varié permet de toujours trouver quelque chose à son goût. Ne vous arrêtez pas à un genre particulier en pensant qu’il vous conviendra mieux que les autres, vous pourriez rater de vraies perles.

Mangas : mes lectures du moment

Sans vous dévoiler les intrigues, voici quelques uns de mes mangas !

couverture manga yu gi oh

Le shonen Yu-Gi-Oh de Kazuki Takahashi, prépublié pour la première fois en septembre 1996 au Japon, a été publié par les éditions Kana en janvier 1999 en France pour un total de 38 tomes. Il a été franchisé en animes, en jeux de cartes à jouer, en mangas et en jeux vidéos. Yugio signifie « le roi du jeu ».
Ce manga, bien que simpliste dans les relations entre les personnages et la différenciation bien/mal, est un vrai plaisir à lire. Yûgi et ses amis enchaînent les aventures abracadabrantes. Chacun d’eux (et particulièrement Yûgi) incarne la bravoure, l’amitié, le courage, la persévérance, le don de soi et le partage avec une (grosse) pointe d’innocence. Ce sont toutes les valeurs véhiculées dans un shonen qui sont réunies ici !
Yûgi est habité par une deuxième personnalité, le maître égyptien du jeu des ténèbres. Tout au long du récit, à travers moult aventures et jeux, on en découvrira un peu plus sur ce dont il est capable (et Yûgi le ténébreux est tellement sexy…).
Ce manga reprend tous les jeux de récré que nous avons connu étant petits (pour ceux qui sont nés dans les années 90) : les cartes à jouer Yu-Gi-Oh, le yoyo, les monster fight… et toutes les règles de jeu de ceux-ci sont expliquées lors de leur apparition dans le manga ; c’est bon à savoir, au cas où vous décidiez, nostalgique, de les reprendre avec vos amis ou vos enfants.
Que de bons souvenirs, un vrai régal !
Le seul point négatif que je lui trouve est l’enchaînement d’aventures courtes qui peut avoir lieu sur plusieurs chapitres successifs, sans réel intérêt pour le fond de l’histoire. Ces petites histoires servent surtout à présenter de nouveaux jeux, que nous ne connaissons pas forcément en France (en tout cas, je ne les connaissais pas tous) et à foncer quelques traits de personnalité de certains personnages (comme la fidélité de Jôno-Uchi pour son ami).
Heureusement, finissent par s’en suivre de plus longues aventures dont l’intrigue est bien plus prenante. Dans ces moments-là, impossible de lâcher son manga, croyez-moi !

Le shojo Switch Girl de Natsumi Aida est une série de 25 tomes, prépubliée pour la première fois au Japon en 2006 et publiée, pour la version française, en 2009. L’héroïne, Nika Tamiya, lycéenne charismatique, est une switch girl, c’est-à-dire qu’elle possède un mode On et un mode Off. Vous savez, celui que vous avez toutes, une fois passé le pas de votre porte : jogging, chaussettes et pull ridicule sans sous-vêtements ? Nika, c’est pareil, sauf qu’elle adore aussi porter des culottes larges et usées, jouer aux jeux vidéos toute la nuit et manger des poissons puants, mais ça c’est un secret ! Personne ne doit le savoir, au risque de ternir sa réputation et l’admiration que lui vouent les autres élèves. Tout est toujours calculé à la perfection à chacune de ses sorties, enfin, c’était sans compter sur l’arrivée d’un nouvel étudiant, Arata Kamiyama, qui va découvrir le pot aux roses…
Ce manga est assez loufoque et part dans tous les sens ! L’auteur est vraiment désordonné, mais les très diverses situations abracadabrantes en plus d’être cocasses, sont vraiment poilantes. C’est un manga que je conseille à toute personne intéressée par quelque chose de simple et drôle, et ayant besoin de décompresser par la lecture de temps en temps.
Le petit plus de ce manga, ce sont les anecdotes/conseils que l’auteur glisse tout du long : comment retirer un point noir, le rituel pré-bain à faire tous les soirs, comment profiter au maximum d’une promotion sur les concombres, etc.

couverture manga silent voice

Le shonen A Silent Voice de Yoshitoki Oima, prépublié en 2013, est une série de 7 volumes reliés dont la publication est terminée au Japon. En France le tome 6 est sorti le 14 janvier 2016. L’histoire commence au collège quand Shoko Nishimiya, élève malentendante, arrive dans la classe de Shoya Ishida, jeune collégien turbulent qui tentera, à travers diverses brimades, de faire comprendre à Shoko qu’elle n’est pas à sa place. Je n’en suis qu’au troisième tome mais je peux vous certifier que cette histoire n’a rien d’une romance et, une fois n’est pas coutume, on y parle de handicap d’une façon dure et poignante, rendant le tout réaliste. En dépit de certaines scènes devant lesquelles il est difficile de rester insensible, l’histoire est vraiment prenante et on attend fébrilement de pouvoir acheter la suite !

Mangas : mes prochaines lectures

Le shojo Ludwig Revolution de Kaori Yuki, prépublié en 1999 au Japon.
Ce manga se compose d’histoires courtes ayant pour protagonistes le prince Ludwig et son vallet Wilheim, dans le monde des contes des frères Grimm. Les histoires remastérisées sont bien différentes de celles d’origine, tant par les histoires que par les décors ou les personnages. Ludwig est un coureur de jupons narcissique, l’anti-prince par excellence, Wilheim est un coeur tendre, l’homme dont toutes les femmes rêveraient. Ensemble, ils partent en quête d’une femme digne d’être princesse du royaume. Le premier tome a été écrit en tant que one shot (écrit n’appartenant ni à un album ni à une série, destiné à être une histoire sans suite), c’est pourquoi il est le plus sombre et dérangeant, mais devant son succès, l’auteur en a écrit trois autres avant de prendre un congé maternité.
Kaori Yuki revient avec les aventures de Ludwig en 2013 dans une nouvelle série : Ludwing Fantasy, où, cette fois-ci, elle revisite les contes d’Andersen !

Le shojo Kaicho wa maid sama! ou Maid Sama ! de Hiro Fujiwara, littéralement : « La première de la classe est une maid ! » (maid signifie « servante »), prépublié en 2006 au Japon.
Misaki Ayuzawa est lycéenne dans un établissement composé essentiellement de garçons. Belle et intelligente, elle sait se faire craindre et respecter d’une main de fer, mais elle reste deuxième aux examens derrière Usui Takumi, son éternel rival. A côté de cette vie d’étudiante, Misaki, issue d’une famille pauvre, est obligée de travailler en tant que maid dans un café. Un jour, Usui la surprend, cela n’aurait pas pu être pire pour Misaki…
Ce manga pourrait me rappeler Switch Girl, le besoin de garder secret quelque chose, l’histoire d’amour naissante entre deux personnages qui se ressemblent quelque part, c’est pourquoi je vais attendre de finir Switch Girl avant de me lancer dans celui-ci.

couverture manga the ancient magus bride

Le shonen The Ancient Magus Bride de Kore Yamazaki, prépublié en novembre 2013 et toujours en cours de parution en France. En 2015, ce manga est le plus recommandé par les librairies japonaises.
L’histoire est celle d’une jeune fille : Chisé Hatori, 15 ans. Orpheline, sans but et sans espoir dans la vie, elle est vendue aux enchères et tombe sous la coupe d’un sorcier, Elias Ainsworth. Celui-ci compte faire d’elle sa disciple, mais, comme le titre l’indique (« la mariée du vieux mage »), elle deviendra aussi sa femme. C’est alors que Chisé recommence à prendre goût à la vie.
Je n’en sais pas plus, mais il a eu un véritable succès au Japon. En plus, la couverture m’attire vraiment beaucoup ; pour le moment, il n’a que des bons points pour ma part !
Pour information, les tomes 3 et 4 sont sortis en édition limitée au Japon, mais cela ne semble pas être le cas en France : le tome 3 est paru normalement et le tome 4 est paru le jeudi 16 janvier 2016 en édition normale aussi. Si vous avez peur de vous lancer dans un manga époustouflant et de ne pas pouvoir lire la suite, attendez la parution de tous les tomes avant de vous l’offrir. J’ai déjà craqué, trois tomes m’attendent à quelques mètres du canapé…

Et voilà, c’est déjà terminé ! Il y a beaucoup d’exemples dans cet article, si rien ne vous a intéressé et que vous n’êtes pas rebuté à l’idée de lire un manga, lancez-vous à la conquête d’une librairie spécialisée, vous trouverez obligatoirement chaussure à votre pied. Cherchez le titre, la couverture ou l’histoire qui vous accrochera, ouvrez-les et laissez-vous transporter.

Et si, par malheur, vous n’étiez toujours pas convaincu par cette grande aventure, voici encore quelques arguments :
– Ils nous offrent une nouveauté littéraire : le plaisir de la découverte !
– Soyez positif, apprendre à lire de droite à gauche est un début à l’apprentissage d’autres langues (langue arabe, langue nippone, langue chinoise), ne rêvez-vous pas de vous expatrier en Asie ?
– Apprendre à lire de droite à gauche fera travailler votre cerveau.
– Certains vous feront découvrir la culture nippone.
– Mettre ses 7-8 € dans un manga plutôt qu’un paquet de cigarette est moins nocif.
– Ils mettront de la couleur dans vos bibliothèques.
– Si vous aimez les bandes dessinées, sachez qu’ils prendront moins de place dans votre sac et seront moins lourds.
– La diversité des thèmes abordés tels que le sport, la science-fiction, les drames, l’histoire, les romances, les activités de la vie quotidienne (emménager, se marier, avoir un enfant), le désir sexuel, l’aventure, l’amitié, les peurs irrationnelles… vous permettra toujours de trouver votre bonheur (si vous voulez lire un manga sur le filage de la laine ou sur la pâtisserie, c’est possible !).
– Les mangas véhiculent de multiples valeurs (courage, amitié, fidélité, don de soi, promesse), vous pouvez en faire lire à vos enfants, autant que des romans ou des bandes dessinées.
– Franchement, si vous êtes arrivé jusque-là et que vous n’en avez pas encore acheté, c’est de la mauvaise foi !

Alors, convaincu ? Quel est votre premier achat, jeune padawan ? Quelle a été votre première lecture, jedi ? Quels sont vos préférés ? Avez-vous des avis à nous faire partager sur les mangas cités ici ? N’hésitez pas à vous lâcher en commentaires !

 

Siran

Sources :

Nippon Syndrom
Banana Fish, One Piece, J’aime les sushis, RG Veda et CLAMP, GTO et Young GTO, Silver Spoon, Vagabond, Bride Stories, Hamtaro, Sakura chasseuse de cartes, Yu-Gi-Oh!, Switch Girl, A Silent Voice, The Ancient Magus Bride, Ludwig Revolution, Kaicho wa maid sama !

Sources images :

One Piece, RG Veda, Silver Spoon, Vagabond, Yu-Gi-Oh!, A Silent Voice, The Ancient Magus Bride, Vagabond

8 réflexions sur “Les genres de mangas”

  1. MrsMinette

    Comme je te l’ai déjà dit, j’ai adoré ton article.
    Je trouve qu’il a un panel de mangas qui permet effectivement de trouver son bonheur !! Pour moi, ce sera Maid Sama !, dont le côté « pantouflard » me fait un peu penser à ma personnalité… Nous verrons ce que ça donne !

    Sinon, merci d’avoir listé les avantages à lire des mangas ! J’ai tellement de parents d’élèves qui me disent « Il ne lit que des mangas, ce n’est pas de la vraie lecture ! ». Pour l’instant, je répondais que c’était mieux que rien mais maintenant, j’ai d’autres arguments 😉 (Bon, peut-être pas le coup des cigarettes par contre xD )

     
    1. Mais tu peux utiliser l’argument des cigarettes pour les parents aussi, partager quelque chose avec ses enfants ça n’a que du bon (et bam un autre argument ! hihiiii). Tu liras Maid Sama! avant moi probablement, dis moi ce que tu en as pensé 😉

       
  2. J’adore les mangas, et je trouve ton article très complet. D’ailleurs, merci car tu m’as donné envie de lire « A silent voice » et « The ancient magus brids » !

     
  3. Silver Spoon *.* Faut absolument que je rattrape mon retard pour ce manga, il est vraiment top. Perso, je lis surtout des shonen ! Tes prochaines lectures ont l’air pas mal aussi !

     
    1. Et moi je dois le commencer ce manga ! Mon copain les a tous mais j’évite de trop me disperser sinon j’oublie le fil de l’histoire :’)

       
  4. Je ne savais pas qu’il y avait tous ces genres ! Mais bon, je ne suis pas trop trop manga malheureusement 🙁

     
  5. Article très sympa et bien décrit ! ça me rappelle mes souvenirs d’il y a bientôt 10 ans maintenant… J’adorais Nana, Paradise Kiss du même auteur, Fullmetal Alchemist, Global Garden, Chobits, Larme fatale, Ayashi no Ceres, Devil Devil, Naruto et tant d’autres ! Cet article m’a donné envie de me remettre dedans, mon porte-monnaie ne te remercie pas :'(

     

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